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mardi 23 octobre 2018

ITW Sarah Berziou






Aujourd'hui ce n'est pas une auteure qui accepte de répondre à nos questions mais Sarah Berziou, oui oui vous avez bien lu !! Entrez avec nous dans les coulisses de Black Ink Editions !

1. Tout d'abord je te laisse te présenter, qui es-tu ?


Bonjour, je suis Sarah Berziou, fondatrice et éditrice de Black Ink Editions.
2. Depuis quand dirige tu Black Ink? Quel a été ton parcours ?


Black Ink est né en 2016 avec une première publication en février 2017.
Passionnée et amoureuse des mots, j’ai pourtant une formation de commerciale (DUT Tech de co) et une grosse expérience dans le domaine. J’ai changé d’orientation il y a quelques années et j’ai fait de l’accompagnement socio-professionnel pendant 10 ans.
Le métier de commerciale reflète bien ma personnalité de challengeuse, j’aime les défis et je n’abandonne jamais. Je crois que ça aide dans le monde de l’édition.
Celui de conseillère en insertion mon côté humain, parce que je ne conçois pas de ne pas travailler sans que l’individu ne soit au centre du projet. J’aime les gens, tout simplement.
3. Comment et pourquoi est venue l'idée de créer une maison d'édition ?
Pour ce qui est de Black Ink, j’ai commencé par dévorer des centaines de livres, puis à les chroniquer… De fil en aiguille j’ai développé un réseau d’auteurs et de passionnés comme moi. Plusieurs m’ont dit « pourquoi tu n’ouvres pas ta ME ? ». Au début cette idée me faisait peur, je voyais la lourdeur et la complexité juridique. Et puis comme je l’ai dit plus haut je suis une femme de défis…
J’ai suivi une formation de correctrice professionnelle auprès du centre nationale d’écriture et je me suis lancée.
J’ai mûri le projet pendant des semaines et j’ai toujours gardé ma ligne de conduite quant aux écrits que je choisis. La qualité est un mot d’ordre.


4. Comment se fait le choix des auteurs ?
Nous recevons beaucoup de manuscrits. Ils sont lus par notre comité de lecture, composé d’une dizaine de personnes. Si le manuscrit a du potentiel, Marie ou moi-même le lisons à notre tour.
Nous sommes celles qui validons le projet, après avoir échangé avec l’auteur. Il n’est pas question de transformer l’histoire, mais nous avons besoin de savoir s’il adhère à notre méthodologie avant de signer un contrat.
Pour les manuscrits refusés, nous essayons de donner un maximum d’arguments à l’auteur afin qu’il puisse travailler à nouveau son texte. Je ne pratique pas le retour de complaisance. À mon sens, trop de personnes aujourd’hui se déclarent auteur avec un minimum d’humilité et surtout l’impression que c’est donné à tout le monde.
Je veux juste les mettre en garde, c’est un vrai métier, un don et même si j’encourage tous les passionnés à écrire, je ne dis pas forcément la même chose quand il s’agit de publication.
5. Quels souvenirs gardes tu de la publication du 1er titre ?


Une émotion incroyable en allant le chercher à l’imprimerie. Les semaines de travail devenaient concrètes. Je peux avouer que j’ai pleuré ce jour-là…
6. Quel est le titre parmi toutes les publication qui t'as le plus marqué ? Pourquoi ?
Je n’ai pas un titre en particulier, ils ont tous leur histoire.
7. Qu'est ce qui est pour toi rédhibitoire?
L’ultra cliché de millionnaire et de la vierge ! Et dans le genre de la dark romance, ce que j’appelle le « pathos ». On nous propose une surenchère de situations glauques et on pousse à l’infini le côté sombre.
Et dans le monde de la romance ce que j’appelle familièrement le « porno plombier ». Une succession de situations qui ne mènent qu’à des scènes de sexe, sans aucune psychologie.

8.Quel regard portes tu sur le phénomène "New Romance" ?


Je ne vais pas mentir, son expansion a permis l’émergence de petites maisons d’édition dont je fais partie.
Le revers de la médaille c’est que cela est devenu si « facile » que l’on trouve tout et n’importe quoi. Les ME poussent comme des champignons et la qualité des publications est médiocre pour certaines : pas de sélections, pas de corrections, des couvertures horribles…
Cela contribue à l’image plutôt négative de la romance dans le monde littéraire. Elle est encore trop souvent qualifiée de lecture bas de gamme à mon grand désarroi.
Je crois que cela devra passer par une sélection beaucoup plus drastique des manuscrits.
D’ici quelques années, le phénomène va s’essouffler et il faut être créatifs et garants d’une réelle qualité afin de de pérenniser sur ce segment. C’est ma ligne de conduite depuis le début, je suis extrêmement difficile quant au choix de nos publications.
9. Le fait de diriger une maison d'édition a t'il modifié ton regard de lectrice ?


Absolument pas, je suis et reste lectrice avant tout. Mes choix éditoriaux sont faits dans ce sens. Vous ne verrez, par exemple, jamais d’histoires découpées en 6 tomes chez Black Ink. Nos prix ne s’enflamment pas et nous ne laissons pas les lectrices attendre des mois et des mois la suite d’une histoire. Un ebook coûte 4,99€ et un broché 17€ et ce, quelle que soit la popularité de l’auteur.
J’ai par exemple lancé notre propre collection de poches cet été, là encore c’est une préoccupation de lectrice : permettre d’acheter le papier avec un budget raisonnable.
10. Quel livre publié par la concurrence aurais tu aimé publié ? Quel(le) est l 'auteur(e) que tu rêverais de publier?


Ce n’est pas un secret, je rêve de publier Angel Arekin dont je suis d’ailleurs la bêta lectrice. Elle est pour moi le summum de la romance. À ce jour aucun auteur n’a égalé sa plume à mes yeux.
11. Quel est le conseil que tu donnes systématiquement à tes auteurs ?


Il y en a plusieurs. Déjà, je suis sensible à l’image que l’on renvoie sur les réseaux. Internet garde une trace de tout ce que vous faites ou dites et croyez-moi, on n’a pas 2 fois l’occasion de donner une première bonne impression.
On ne peut pas revendiquer être un personnage public et étaler sa vie privée sans en mesurer toutes les conséquences possibles. Je vois trop de choses qui me font hurler chaque jour dans notre milieu et je trouve cela préjudiciable à l’image de notre genre. Protégez votre vie privée.
Je leur demande de lâcher prise également et de prendre du recul par rapport à de mauvaises critiques. Je sais que ça fait mal parce qu’en tant qu’éditrice, je les prends en pleine figure comme eux. Pour autant il n’est pas possible de satisfaire tout le monde et je suis d’un naturel optimiste : buvons le verre à moitié plein et concentrons-nous sur les lectrices qui sont heureuses de nous lire.
12. Et enfin, quel est le secret de Black Ink ?


Je ne sais pas si on peut parler de secret mais plutôt d’un état d’esprit. Nous sommes une véritable famille. J’ai toujours voulu privilégier l’aventure humaine et je crois que ça marche plutôt bien.
Il y a une entraide entre les auteurs, et ils participent à chaque étape de la publication. Ce sont mes valeurs et je ne conçois pas de travailler autrement.
Pour finir, je te propose un petit portrait chinois :

* Un livre : Jeu Vesperal de Angel Arekin. Je m’explique : pas que j’aurais forcément aimé vivre cette histoire mais il est le plus abouti et le plus bouleversant selon moi. Un chef d’oeuvre qui mérite son adaptation au cinéma

* Un pays : La France, je l’aime profondément

* Une saison : Définitivement l’été ! Je n’aime que le soleil et les tongs

* Une chanson : L’hymne à l’amour

* Un film : Les bronzés, parce que c’est comme ça que je vois la vie : potes, fiesta et ce qui va avec.

* Une série : The Walking Dead (juste parce que je la kiffe)

* Un animal : Un chien, pour sa loyauté et sa fidélité

* Un objet : Une paire de tongs

* Une couleur : Noir

* Une citation : Elle est tirée d’un livre coup de coeur « The Air » : À chaque seconde, à chaque minute, à chaque heure de chaque jour…
Elle s’applique à ma famille car ils sont la chose la plus importante de ma vie mais aussi à mon espace professionnel car je ne peux pas faire les choses autrement qu’à 200%. Je ne baisse jamais les bras.


Et sinon, si vous découvriez Sarah vue par amies et collègues ?



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